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 À l'aube sur la plage.

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Minierva Delta-Luna
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MessageSujet: À l'aube sur la plage.   Dim 25 Nov - 22:29

C'était un matin plutôt frisquet, le soleil peinait à se lever sous cette couche de nuage. Le ciel changeait peu à peu en de magnifiques couleurs feu mélangées à la douceur marine du ciel. La nymphe s'était levée tôt pour profiter du havre de paix qu'était cet oasis qui ouvrait ces mers jusqu'à l'étranger. Comme elle devra se soumettre à ses responsabilités dans le cours de la journée une fois que Galatée, soeur protectrice, aura finit son travail pour le reste de la journée dans le secteur. Elle s'était échouée sur la plage pour y recueillir les plus merveilleux coquillages qu'elle donnera à la prêtresse des eaux, Thara , leur enseignante et leur toute mère depuis sa plus tendre enfance à partir du moment où elle a perdu sa mère. Thara était particulièrement proche de Minierva, ce qui ne plut pas à la nymphe c'est qu'un jour, la prêtresse lui dit qu'elle aura quitté les terres le jour où elle sera prête, et qu'elle ne reviendra que beaucoup plus tard. Ce qui ne plaisait pas à Minierva, c'est de voir que son destin se présentait à l'étranger, elle avait peur, et ne souhaitait quitter l'île que pour quelques mois, pour voyager. Thara savait le destin de tout ses élèves, mais elle refusait d'en souffler mot, sauf pour le de Minierva en qui elle voyait quelque chose qu'elle ne voyait pas sur les autres nymphes. C'est ce qui l'inquiétait, elle croyait plus que tout qu'elle n'était qu'une enfant de Mizu normale, comme tout les autres.

La nymphe frissonnait au vent marin et froid, la température avait chuté depuis quelques temps, elle avait bien fait de se vêtir d'une longue robe blanche du type celte. Elle n'avait pas l'habitude d'avoir des vêtements humains sur sa peau, mais cela lui paraissait confortable puis, comme Thara lui disait souvent que les humains sont pointilleux sur l'habillement et que la plupart ne supportaient pas la nudité, sous toute cette religion, elle se devait, en cas de se montrer à l'étranger ou dans les régions humaines, de porter des vêtements et d'éviter d'être nue sous peine de se faire pointer du doigt. Étendue à plat-ventre, la petite nymphe regardait l'horizon, comme elle savait très clairement qu'un bateau viendra sur leur île pour des échanges, comme à chaque 3 mois. Aveuglée par les rayons perçant du soleil, elle ferma les yeux, parfois dérangée par les chants des sirènes ou les éclaboussures des tritons qui cherchaient à la provoquer - amicalement, bien sûr. -. La nymphe avait perdu beaucoup de ses feuilles sous la saison froide qui avançait à grands pas, c'est à peine s'il en restait encore sur sa tête. Sa peau avait gardée cette teinture verte, mais sa chevelure commençait à virer au jaunâtre. Lorsqu'il y aura de la neige, elle devra hiberner en arbuste dénudé pour les mois suivants, à moins d'y passer le temps au chaud, là où herbes et plantes poussent.

Une sirène s'approcha de la nymphe et l'éclaboussa en riant. La nymphe se redressa, l'air furieuse et fit un signe mécontent à la sirène, celle-ci l'éclaboussa de nouveau. Minierva poussa un cri ferme en repoussant la sirène qui sembla insultée.

« Stop ! »

Dit dans une autre langue, évidemment. La sirène fut une moue, la nymphe se mit à sourire et à rire, la sirène comprit alors que c'était une tentative pour taquiner celle-ci. La nymphe s'approcha des eaux et s'y accroupit. La jeune sirène lui prit doucement le poignet et voulut l'emmener avec elle dans les profondeurs marines, voulant lui montrer la merveille des océans, mais comme Minierva ne savait pas nager, elle lui fit signe qu'elle préférait rester sur terre. Les nymphes et les sirènes parlaient plusieurs langues, dont toutes celles des humains, et dépendant de la race, d'autres langues avec les plantes, poissons, crustacés, fleurs, etc. La nymphe s'agenouilla sur un rocher, tout en regardant la sirène s'éloigner dans les profondeurs marines. Elle poussa un petit soupire d'ennui, sans pour autant avoir l'envie de travailler. Ayant une certaine hâte à l'arrivé des bateaux, elle avait envie de rester là toute la journée.

Cependant, le temps s'était écoulé, elle devait retourner dans la forêt pour protéger celle-ci en cas de danger ou d'irrespect d'autrui envers la nature. Elle passa plusieurs heures, comme il n'y avait aucun danger, elle préféra méditer, au milieu des arbres et arbustes. Un bruit la réveilla, les cloches sonnèrent et des humains s'approchaient du large. Les bateaux étaient arrivés, les sirènes et tritons étaient replongés dans le fin fond une fois que les hommes de l'île les repoussèrent pour éviter un certain conflit avec les marins étrangers. La nymphe sursauta et se précipita vers la plage, là où elle resta caché derrière un palmier, un dernier bateau s'approchait des terres et elle s'appuya un peu plus sur le tronc du palmier, curieuse, comme à chaque fois qu'un bateau étranger s'arrêtait à leur île. Cette fois-ci, un aura positif l'attira, elle cherchait du regard cette âme qui cherchait la sienne, mais sans savoir qui c'était. Elle garda son grand regard rond fixé sur les bateaux, sa petite main appuyée contre le tronc.
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William Goldwell
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MessageSujet: Re: À l'aube sur la plage.   Lun 26 Nov - 15:53

William se tenait à l’avant du navire, les mains sur rebord. Le regard fixé sur la route à parcourir qui était de plus en plus réduite. Pendant longtemps, il n’avait vu que de l’eau, sans la moindre promesse d’une terre à l’horizon. Longtemps … c’était relatif. L’île des nagas n’était pas éloignée du continent, et ils avaient longé la côte de ce dernier pendant la plus grande partie du voyage. S’il avait tourné la tête sur sa gauche, il aurait vu la terre. Mais il préférait regarder à l’avant, parce que la vue du Sanctuaire qui se dessinait à l’horizon le charmait à chacun de ses voyages, comme s’il ne l’avait jamais aperçue avant. Pendant longtemps, il n’y avait que l’eau, de plus en plus bleue et claire à mesure qu’on s’approchait. Puis, à un moment, on apercevait une masse sombre, large mais peu haute, au loin, au-dessus des flots : c’étaient les montagnes et la végétation dense de Nijiiro no shinju, l’un des paradis d’Ashan. Là, ce n’était qu’une question de minutes avant que la vision ne se précise : la végétation serait de plus en plus découpée, de petits sommets s’ajouteraient au plus majestueux, et finalement, il ne lui resterait plus qu’à se saisir d’une longue-vue pour apercevoir le sable blanc des plages, un sable particulièrement doux dans lequel il s’était déjà allègrement roulé. Car il faut se le dire, l’un des charmes de Nijiiro no shinju, ce sont ses femmes : tellement moins puritaines que là d’où il venait.

« Incapable de rester en place, eh ? » scanda la voix d’un de ses plus chers amis, qui s’était approché sans faire de bruit.

Le prince eut un vague sourire. Il savait bien que la remarque n’était pas à prendre au premier degré, sachant qu’il était posté à cet endroit depuis plusieurs heures.

« On aurait pu rester peinard dans nos familles, mais non. Il fallait que tu sautes sur la première occasion de prendre le large et que tu nous entraînes à nouveau dans tes histoires. Et pour quoi en plus ? Un message à transmettre. On est soldats, pas courriers ! »

Entourant les épaules de son ami, William lui dit de regarder l’horizon. L’île commençait à se dessiner : tous deux sourirent. Ses hommes croyaient que le prince avait sauté sur cette mission ridiculement simple juste pour pouvoir retourner dans ce petit paradis terrestre et se payer du bon temps, et à eux aussi. Personne n’était réellement contrarié par ce voyage, même s’ils venaient à peine de rentrer d’une campagne un peu plus périlleuse. Mais ça n’était pas que pour le bon temps, que William avait sauté sur l’occasion. Ce qu’il voulait, et ce que son père semblait également vouloir, c’est qu’il se trouve loin de l’Empire dès que les circonstances le permettaient. Chacun trouvait son content : l’empereur contrarié par la vue d’un bâtard, et le prince au caractère nomade. Pour avoir tant voyagé, l’Empire était définitivement l’endroit qui charmait le moins William Goldwell, quel qu’ironique que cela puisse paraître. Ainsi, quand au milieu d’un banquet il avait attrapé quelques mots au sujet d’une missive à remettre à l’Impératrice éternelle, le prince n’avait fait ni une ni deux : il avait pris l’empereur à part et lui avait demandé de lui confier cette mission. L’affaire s’était réglée rapidement.

« Combien de temps on va passer ici ? »

« Quelques jours, j’imagine. Cela dépendra de l’hospitalité de l’Impératrice. »

Cela n’inquiétait pas réellement le prince : lui et ses hommes avaient toujours été bien reçus au Sanctuaire. Sans doute parce qu’en dehors des divers motifs politiques ou diplomatiques qui les menaient ici, le peuple de l’île sentait bien que ces hommes venaient chercher un peu de paix et de tranquillité au milieu d’un monde agité. Enfin … normalement il ne s’inquiétait pas de cela. Mais les récents évènements avaient jeté un froid partout sur le continent.

Inquiet, il l’était un peu. La bannière de l’Empereur serait-elle aussi bien reçue qu’avant ? Il n’aurait plus vraiment le temps d’y penser. Il pouvait à présent apercevoir le sable blanc. Il quitta à contrecœur son poste d’observation et commença à donner des ordres à ses hommes pour préparer la descente. Une petite embarcation fut mise à l’eau et le prince y descendit, accompagné de deux autres hommes. Lentement, ils ramèrent jusqu’à terre. Une petite foule les attendait. Le prince n’avait pas encore réussi à déchiffrer l’énergie qu’ils dégageaient lorsqu’ils eurent les pieds dans le sable.

« J’ai pour mission de transmettre une lettre à l'Impératrice Éternelle. Accepte-t-elle de me recevoir ? »

À l’heure qu’il était, elle était probablement déjà prévenue de l’arrivée d’hommes de l’Empire et à travers les sentinelles de la forêt, le vent devait déjà se charger de transmettre la requête, d’arbre en arbre, de feuille en feuille.

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Minierva Delta-Luna
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MessageSujet: Re: À l'aube sur la plage.   Lun 26 Nov - 20:05

L'arrivée des bateaux rendit la nymphe nerveuse et en quelques sortes, perdue. De nombreuses foules du village entouraient les hommes dès que ceux-ci descendirent du navire. Des enfants couraient en riant, décidément excités de la présence du riche peuple et des marins envoyés par l'empereur des Havres. Minierva resta aux aguets, derrière le tronc, elle ne semblait pas décidée à se joindre aux autres. Un petit groupe de paysans passèrent à un mètre d'elle en papotant entres-eux l'arrivée du prince William. Le prince William ?! Ce prince, presque aussi célèbre que son père s'était arrêté sur cette île ? Peut-être une mission importante, ou peut-être avait-il tout simplement perdu la tête, se dit la nymphe. D'autres se regroupèrent autour des nouveaux arrivants. L'une des soeurs protectrices, son amie - décidément beaucoup plus grande que Minierva - arriva derrière celle-ci et lui attrapa doucement la main, son époux ayant rejoint les autres.

« Minierva ! Aujourd'hui est un grand jour, nous avons l'honneur d'accueillir un important invité, le prince des Sancti Imperii, pourquoi ne viens-tu pas te joindre à nous ? »

La nymphe bredouilla en se calant un peu plus contre l'arbre. Décidément intimidée d'une telle présence, alors qu'elle n'était même pas au sein de la foule.

« .. Je..N'ai pas envie d'y aller, je préfère regarder le spectacle et les festivités d'ici... »

« Rooh, comme tu es rabat-joie ! »

Rétorqua son amie en traînant la cadette par le poignet jusqu'à la foule, drôlement plus faible, Minierva n'eut donc pas le choix. Elle avait l'envie de se défendre et d'appuyer son opinion, mais préféra se taire et se camoufler dans la foule, ce n'était pas très difficile, puisqu'elle était petite. La soeur ne relâcha pas son poignet, mais la jeune nymphe prit finalement plaisir à la scène et regarda l'impératrice s'approcher avec toute sa splendeur et sa grâce vers leurs invités. Elle accueilli le prince, Minierva ne prit pas en compte la discussion entre le prince et l'impératrice. Galatée la traîna avec elle devant la foule pour mieux observer les marins. Thara, la prêtresse, s'était approchée des deux nymphes après avoir laissé ses servantes s'occuper de l'entré du prince.

« Mes filles, vous savez ce que vous avez à faire lorsque le prince ce sera installé. »

Dit l’impératrice avec toute sa sagesse et sa sérénité avant de se camoufler dans la foule et finalement disparaître vers le village. Galatée regarda Minierva et la traîna avec elle dans les profondeurs de la dense forêt, n'ayant le temps de rester dans la foule pour célébrer l'arrivé du prince. La nymphe garda fermement sa main dans celle de la nymphe, visiblement attirée par le prince, elle ne l'avait pas quitté des yeux et son amie dut la tirer pour qu'elle n'évite de se frapper contre un tronc.

« .. C'est.. Lui le prince ? » *Je ne savais pas qu'il était aussi séduisant.* Pensa-t'elle.

« Bien sûr que c'est lui.. Tu ne l'as jamais vu ? Il est pourtant venu plusieurs fois par ici.. Mais bien sûr, tu étais trop occupée à travailler. »

Minierva grimaça, son amie lui tira la langue, visiblement taquine envers la petite nymphe.

« Je le connaissais en titre et en nom.. Mais pas en apparence, Galatée. »

La soeur sourit à l'intention de son amie lorsqu'elle remarqua le comportement de celle-ci envers l'invité royal, tout en continuant plus rapidement le chemin vers le royaume.

« Tu as un faible pour lui. »

///

Les deux soeurs arrivèrent en trombe au village, les préparatifs semblaient déjà là, de délicieux repas et boissons ornaient quelques comptoirs, probablement pour les marins qui avaient fait long voyage jusqu'ici et qui mourraient de faim. Minierva et Galatée se rendirent au temple. Les deux nymphes se changèrent pour des habits plus accueillants et surtout, moins salis. Minierva choisit la plus simple, une longue robe blanche du type grecque qui longeait ses cuisses jusqu'à soigneusement couronner à ses chevilles. Des filages dorés au niveau de la taille et des reins vinrent embellir le moule de sa poitrine ainsi que de longues manches retroussées et ondulantes ornant ses petites bras. Les deux nymphes soignèrent ensuite leurs tignasses en une longue tresse remplie de petites fleurs blanches, bleues, jaunes et roses. La tradition voulait que ce soit des nymphes ou de ravissantes femmes qui, à chaque visite puissent accueillir nos marins. La soeur quitta les lieux et laissa la cadette seule. Celle-ci, anxieuse, resta à l'intérieur du temple pendant plus de 15 minutes, à réfléchir, comme si elle craignait de faire une bêtise, c'était la première fois qu'elle devait servir un prince, depuis toutes ses longues années.

Des soeurs nymphes rentrèrent dans le temple, sauf Galatée, elle n'était pas revenue pour lui dire ne serait-ce qu'un seul mot pour l'encourager et la soutenir. Les nymphes s'approchèrent d'elles, prenant habits pour se vêtir plus convenablement.

« Tu devrais te rendre utile. »

Minierva leurs accorda un sourire et sortit de la salle, déterminée pendant quelques secondes à aider les paysans à tout préparer et à décorer de ravissantes fleurs, le prince s'en était approché, son coeur flancha et elle manqua de tout échapper. Elle souffla un bon coup et plaça les quelques fleurs, retournant dans le temple en vitesse. Elle attendit quelques minutes, les yeux fermés, les lèvres pincées et les dents serrées. Elle voulut que tout ce termine à l'instant même. Une soeur entra à l'instant où elle souhaitait l'impossible.

« Que fais-tu ? Tu ne vas pas offrir un présent pour le prince ? Ne me dis pas que tu n'en as pas préparé un... »

La nymphe fit un petit soupire et quitta le temple pour s'offrir au boulot de servante pendant toute la journée. Minierva sursauta, elle ne savait pas qu'elle devait offrir présent au prince, mais quelle idiote ! Elle n'y avait pas pensé. Qu'avait-elle à lui donner ? Elle n'allait tout de même pas offrir des couverts sales ou.. Des vases ! Ce serait odieux. La nymphe réfléchit, mais une idée lui passa par la tête, les coquillages, cependant elle n'avait pas le temps de lui préparer ne serait-ce qu'un bracelet, un collier ou même un quelconque bijou. Elle chercha dans les petites poches de son autre robe et trouva les coquillages. Elle choisit le plus ravissant, une moule refermée à la coquille rosée digne d'un couché de soleil, quoiqu'un peu vaseux. Elle nettoya le coquillage en vitesse et se précipita vers la porte, elle souffla un coup, ce ne sera pas aussi humiliant, après-tout, se dit-elle.

Lorsqu'elle passa la porte, quelques personnes se tournèrent vers elle et la fixèrent, dont le prince, - alors que d'autres s'en étaient éloignés pour continuer la fête - comme s'ils attendaient quelque chose venant de la servante verte. Son visage pâli énormément, mais un pli de fureur dessina son front lorsqu'elle vu le malin sourire que dessinait les lèvres de la dernière soeur qui l'avait croisée. Elle s'approcha, obligée par ces centaines d'yeux qui la fixaient. Vers le prince, tous s'attendaient à ce que le présent soit digne de l'important étranger. Hélas, de gros yeux apparurent du peuple lorsque celle-ci dévoila le coquillage dans sa main, tendue vers le prince, elle n'osa dire un mot, la tête penchée et le regard fixant un certain néant, Thara esquissa un sourire, comme si cette dernière ne doutait pas une seconde de la petite nymphe empotée.

Le prince, évidemment, prit le présent et ne tarda pas à l'ouvrir... L'exclamation se lut dans les visages du peuple et leurs étonnement se firent entendre lorsque le prince parvint à ouvrir le magnifique coquillage qui cachait en réalité une fantastique perle, au grand étonnement de la nymphe qui, n'eut pas du tout l'intention de lui offrir une chose d'une telle valeur. Elle sentit un vide et une chaleur l'envahir, même la blagueuse en était bouche-bée. Selon les coutumes du mariage, un homme ou une femme qui offre un bijou de grande valeur est symbolique d'une demande en mariage (Oui oui, je t'assure).
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William Goldwell
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MessageSujet: Re: À l'aube sur la plage.   Ven 30 Nov - 17:48

[Désolé si c'est court. Je n'ai pas de temps à mettre sur des réponses longues en ce moment.]

Comme il s’en doutait, la réponse de l’Impératrice ne fut pas longue à lui parvenir. Elle se déplaça elle-même jusqu’à la plage, l’honorant de sa présence, l’accueillant comme un vieil ami. Elle le rassura même, à propos de la situation politique, lui affirmait que si la vision de l’Empereur était actuellement obstruée par la colère, ça n’était pas une raison pour fermer toutes les portes à son peuple. Le prince sourit, rassuré, en effet. Il aurait dû s’en douter : le peuple du Sanctuaire ne cultive ni la colère, ni la rancœur, valeurs qui devraient peut-être être enseignées sur tout le continent. William se tourna vers ses hommes et leur dit de retourner au navire, dire aux autres que l’accueil était positif. Ils le rejoindraient plus tard.

L’Impératrice éternelle le pria de l’excuser et d’attendre au lendemain pour lui transmettre son message. Elle avait des affaires importantes à mener avant la fin de la journée. Elle lui apprit toutefois que le village devait déjà s’occuper à se parer de ses plus belles couleurs pour accueillir dignement les visiteurs. William s’inclina doucement et la regarda s’éloigner. Il resta sur la plage jusqu’à ce que tous ses hommes soient également à terre, donnant aux hommes du pays les nouvelles du continent qu’ils souhaitaient avoir. Il les informa des dernières décisions officielles de l’Empereur. Des deux côtés, on échangea des impressions sur les tensions qui tiraillaient toutes les factions en cette période. Le prince se sentit rassuré que ses propres impressions soient partagées. Le coupable du vol finirait bien par être démasqué, et tout rentrerait dans l’ordre sans qu’on n’ait besoin de déclencher de plus grandes hostilités.

///

Il fut décidé que les voyageurs seraient logés dans les foyers de familles du village. Certains se trouvèrent à deux dans une demeure, d’autres seuls, d’autres plusieurs. William fut seul, hébergé par la famille d’un couple récemment uni. La femme portait ce halo lumineux que donne la maternité. Pendant qu’il déposait ses effets personnels dans une pièce et revêtait des vêtements plus locaux, à savoir un kimono de soie noir paré de cinq kamon à l’effigie du lotus à huit pétales, il discuta avec ses hôtes, chaleureux. Lorsqu’il fut prêt, il sortit pour gagner la place centrale du village.

L’allée était magnifique. Les arbres fleuris formaient une arche naturelle au-dessus de la place, et des lanternes de papier pendues aux branches diffusaient une lueur diffuse, donnant à l’endroit une ambiance de carnaval. Le prince s’attarda à tout observé, aussi fasciné par ce qui l’entourait qu’à chaque fois qu’il mettait les pieds sur ce territoire enchanteur. Beaucoup de personnes l’arrêtaient pour échanger quelques mots, lui offrir quelques formules de politesse rituelles. On lui offrit même des présents. Apercevant quelques-uns de ses compagnons, il vit qu’il n’était pas le seul à bénéficier de cet honneur, et sourit. Il allait rejoindre son bras-droit pour lui adresser la parole, mais il distingua la forme d’une créature délicate s’approcher de lui. Il ralentit le pas pour bien l’observer. Il s’agissait d’une nymphe. N’en ayant pas vu souvent, il se plut à la détailler de haut en bas, quelque peu déçu qu’elle fut vêtue. La seule fois où il avait vu des nymphes, celles-ci étaient occupées à se baigner dans un étang, amalgame de corps nus et gracieux. Chaque mouvement était parfaitement limpide, et la manière dont la lumière se posait sur ces corps un peu verdâtre suffisait à vous couper le souffle.

Il tendit la main pour accepter le présent, un coquillage délicat. Il fit tourner l’objet dans ses mains un moment, pour le voir sous toutes ses faces et, alors qu’il allait remercier la nymphe de son présent, le coquillage s’ouvrit entre ses doigts. Surpris, il regarda à l’intérieur pour y découvrir une perle d’une taille respectable. Il leva les yeux vers la nymphe, et vit son regard sans doute aussi surpris que le sien, puis en arrière-plan, il vit des regards, encore plus surpris si c’était possible, de toute la foule. Et à ce moment il se souvint de ses cours de diplomatie, où quiconque fait partie de la cour dans apprendre les coutumes et les manières des autres peuplades. Le prince eut un sourire amusé, en même temps qu’il se cassait la tête : comment repousse-t-on une demande de manière convenable ?

« À voir votre regard, mademoiselle, je devine que vous n’avez pas ouvert le coquillage avant de me l’offrir. »

Il marqua une pause pour voir la réaction de la nymphe, qui pâlissait à vue d’œil. Il convint qu’il était mieux de lui rendre la perle, puisqu’il devinait qu’elle n’était pas une partie du présent. Dommage, pensa-t-il. Je l’aurais bien faite enchâsser dans un bijou pour l’offrir à une jeune femme de ma connaissance.

« Je vous l’offre. » dit-il avec un clin d’œil complice en prenant la main de la nymphe pour y poser la perle. « Elle vous ira mieux qu’à moi. »

Quelques rires fusèrent dans la foule, signe qu’il avait réussi à désarmer la bombe, à montrer qu’il n’y avait aucun malaise et qu’il n’était pas lui-même choqué d’un pareil présent.

« Votre coquillage, toutefois, gagnera une place de choix dans mes appartements, soyez-en assurée. »

Il replia les doigts de la jeune femme sur la petite perle d’un blanc nacré et lui demanda, doucement, à quel nom il devrait associer ce souvenir.

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