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 Il était une fois ...

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William Goldwell
Havre
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Date d'inscription : 28/05/2009
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MessageSujet: Il était une fois ...    Ven 10 Aoû - 14:17


HISTOIRE

Les peuples du grand continent ont connu, chacun leur tour, et chacun à leur façon, des moments de gloire et des moments de défaite. Toutes les factions ont su briller, aux dépens des autres. La paix n’est pas affaire du quotidien. Si des alliances naissent, d’autres se délient et se tordent à a volonté de l’un ou l’autre des partis.

Cinq grandes peuplades sont établies sur les terres du continent depuis de longues années. Il en existe d’autres, venues de l’autre côté des mers, mais dont la présence n’est que très peu notable : les océans sont si vastes que la grande traversée n’enchante personne.

Au centre des terres se trouvent le royaume du Havre, Sancti Imperii. C’est une communauté constituée majoritairement d’humains, qui vénère Lux, le dieu de la Lumière. Leur dieu leur accorde une puissance magique mineure pour les prêtresses et vestales, et quelques jeunes hommes destinés à monter les chevaux de pure lumière du Dieu, fierté de l’Empire, et la protection de ses anges, qui se mêlent volontiers aux armées de la Lumière, et à l’entourage de l’Empereur.

Dans les sous-sols du Grand Continent se terrent la nation Inferno, constituée de démonistes se spécialisant dans l’invocation de démons, qu’ils peuvent, à leurs risques et périls, asservir pour une durée indéterminée. C’est une magie dangereuse accordé par le démon du chaos, divinité dont personne n’est certain de l’existence, car on le dit trop riche en énergie démoniaque pour que le monde supporte son essence. On dit que c’est en lui-même que se trouvent les enfers dont sont tirés les démons. On appelle cette région Flóges Kardiá, le cœur des flammes.

Au sud, se partageant un riche archipel d’îles, deux factions absolument contraires, et pourtant très proches d’une certaine manière, se côtoient. La première est le Bastion, communauté sauvage et féroce de barbares, combattants innés issus du mélange très anciens des hommes au sang démoniaque. Soumis de longues années à l’esclavage, une rébellion a mené à leur libération. Ils se sont approprié les Islas de Jade, une terre aussi sauvage que le sang dans les veines de ses habitants, parcourue de volcans actifs et de créatures dangereuses, notamment les dragons, que quelques barbares sont capables de monter et diriger. Leurs chamanes vénèrent la Madre Tierra, déesse de la terre d’où ils tirent leur force, et le Padre del Cielo, dieu dieu du ciel d’où ils tirent une magie rudimentaire.

Une île de l’archipel, Nijiiro no shinju, abrite la faction du Sanctuaire, vénérant Mizu, la déesse des eaux. Toute leur magie provient de cet élément. L’île qui les abrite est luxuriante et, portant bien son nom, interdit l’accès à tout être mal intentionné. Des gardiens naturels veillent à aviser les gardiens du Sanctuaire si le sol est foulé par des étrangers. Bien que les hommes de cette faction soient surtout connus pour leur calme et leurs longues séances de méditation, ils sont de redoutables guerriers qui n’hésiteront pas à défendre leur terre et les intérêts de leur déesse.

Au sud-ouest, finalement, se trouvent les nécromanciens, à Paisē śaharōṁ, un royaume obscur où la lumière du jour a du mal à filtrer et où la source principale de lumière est ce rayonnement verdâtre, l’essence vitale que les nécromanciens enferment dans un grand sablier pour alimenter leurs pouvoirs sur les morts et la vie. Ces êtres aux coutumes très pures et simplistes vénèrent la déesse araignée, Makaṛī, qui envoie ses filles, les tisseuses du destin, pour transmettre sa volonté et veiller sur le peuple de ses fidèles.

243 jour de l'année en cours

Troisième jour de célébrations au palais de Sancti Imperii. C’est l’anniversaire du fils aîné de l’Empereur, celui qui prendra sa place sur le trône le moment venu. Dans l’optique très noble d’améliorer ses relations avec ses voisins, l’Empereur a veillé à inviter chez lui des représentants de toutes les factions. Quelques étrangers de l’autre côté de l’océan sont même présents, mais ils ne sont pas d’une grande importance, plutôt une curiosité pour les habitants du Grand Continent.

Tout s’est bien déroulé jusqu’à présent : le vin a coulé à flots, les cuisiniers ont servi leurs mets les plus raffinés et même fait parvenir dans les villages plus pauvres des provisions de choix pour que le petit peuple participe, de loin, aux réjouissances. Les nécromanciens, coincés dans leur puritanisme zélé, ont partagé quelques connaissances avec les érudits de l’Empire, des guerriers du Sanctuaire ont fait tournoyer des succubes et des soldats réputés pour leur sérieux ont renversé de la bière en riant des plaisanteries grossières des barbares.

Tout allait bien jusqu’à ce que la grande prêtresse de l’Empire ne déboule dans la salle accompagnée d’un capitaine angélique pour aviser l’Empereur que la relique sacrée du Dieu avait disparu du temple. Rendu furieux, l’empereur réclama le silence et déclara que personne ne sortirait du palais sans avoir d’abord été fouillé : on devait retrouver la relique sacrée. L’ambiance tourna vite au désastre. Les invités de marque, loin de vouloir se plier à cette demande, protestèrent vivement et menacèrent d’arracher la tête de quiconque les approcherait. Une bataille éclata entre les soldats des cinq factions, on se cria des insultes. Tout s’arrêta quand un portail enflammé ravagea le mur est du palais, s’ouvrant sur le monde sous-terrain des démonistes. Ces derniers déclarèrent en avoir vu assez et, dans la panique, s’engouffrèrent dans le portail qui se referma aussitôt. La plupart des invités du roi purent s’esquiver, mais quelques représentants des factions invitées furent capturés et soumis à l’Inquisition. Personne n’avoua avoir volé la relique perdue.

Cette simple disparition était suffisante pour que les armées de l’Empire ne commencent à s’assembler dans l’optique d’une croisade religieuse plus grande qu’aucune jamais menée. Mais dans tous les camps, les soupçons sont aiguisés, et la méfiance est de mise. Il faut laver l’affront fait par l’Empire dans cette accusation grossière dont personne ne croit les siens coupables. Partout, les armées semblent prendre de l’expansion et se préparer à un grand combat.

* * *

L’homme regarda ses deux filles, un sourire satisfait s’étirant sur son visage si rarement expressif. Daya, à ses côtés, exultait presque et regardait la croix solaire en or massif que sa sœur, Dikkat, tendait humblement vers leur père. Agenouillée, vêtue comme les jeunes prêtresses de l’Empire, elle gardait la tête basse et semblait attendre des félicitations, qui ne tardèrent pas. Son père la débarrassa de son butin, examina l’objet et en mesura l’aura magique. Cet objet avait une valeur inestimable pour quiconque connaissait les prophéties anciennes.

« Très bien, ma fille. Comme je le pensais, cela aura suffi à semer le désordre sur le continent. Pendant que ces imbéciles seront occupés par leur petite guerre, nous emparer des autres reliques sera un jeu d’enfant. »

Car selon la prophétie, quatre autres reliques se trouvaient dispersées sur le continent. D’après tout le savoir qu’il avait emmagasiné au cours de sa longue vie, l’homme avait conclu que chaque faction possédait sans le savoir l’une de ses reliques. L’empire avait placé la sienne au cœur de sa religion sans même connaître la provenance de cet objet. Des imbéciles aveugles.

« Une fois que vous m’aurez aidé à les assembler, mes amours, vous serez éblouies par toute la puissance qui déferlera sur nous, et en nous. »

Daya tapa dans ses mains, excitée par cette promesse, pressée de la voir se réaliser. Dikkat se releva. Pour déchiffrer l’expression fermée de son visage, il aurait fallu se plonger très loin dans son regard, et sonder les plus secrètes de ses pensées et espérances.
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